Dans l’esprit de mutualisation qui anime Trifyl, le tarif lié au transport, au traitement et à la valorisation des déchets ne dépend pas de la situation géographique des collectivités. Il est le même pour tous.

Technique
Investissements 2017

Les investissements et les coûts de fonctionnement

En tant qu’établissement public, Trifyl assure l’équilibre budgétaire de son compte administratif, en veillant à la performance de ses équipements, à l’optimisation du service et à la stabilité des contributions des adhérents.

Les investissements nécessaires à l’implantation de nouveaux équipements de valorisation des déchets ou au bon fonctionnement de ceux existants sont programmés de façon pluriannuelle (Programme Pluriannuel d’Investissements 2015-2020). En 2017, les investissements ont représenté 6 millions d'euros de travaux et équipements réalisés. Ils se sont concentrés sur les domaines ci-contre.

La valorisation des déchets génère également des coûts liés au fonctionnement du dispositif : les frais d’exploitation (carburants, entretien des machines, amortissements des équipements…), le coût de la main d'oeuvre des hommes et des femmes qui travaillent au quotidien pour ce service, mais aussi la rémunération des prestataires spécialisés dans certains traitements spécifiques (déchets ménagers spéciaux par exemple).

Télécharger le rapport annuel 2018

Les recettes

Pour financer le dispositif, Trifyl mobilise des ressources diversifiées, liées à : la vente des matériaux, la vente d’énergie, le traitement opéré pour d’autres collectivités, la participation des adhérents et les soutiens des éco-organismes et des financeurs.

 

Valorisation matière

La valorisation matière

Les emballages recyclables et les papiers, triés et conditionnés dans les centres de tri, sont ensuite vendus à des usines de recyclage où ils serviront de matière première. Ces recettes viennent compenser une partie des coûts du tri.

Sur les déchèteries, certains matériaux réceptionnés sont revendus (métaux, cartons, bois après transformation), d’autres font l’objet de soutiens d’éco-organismes (le mobilier, les déchets électriques et électroniques, les lampes…), mais d’autres au contraire nécessitent une participation financière de Trifyl pour leur reprise (les déchets spéciaux, les huiles…).

Le service des déchèteries Trifyl, gratuit pour les particuliers, est accessible aux professionnels sous conditions. Une cotisation annuelle leur permet d’accéder aux différents sites et une tarification est établie pour certains déchets. 

Voir le règlement intérieur des déchèteries

Voir la grille tarifaire pour les professionnels

Valorisation matière
7%

 La valorisation matière représente 7% des recettes de fonctionnement de Trifyl

Valorisation énergétique

La valorisation énergétique

Trifyl produit plus de 23 millions de kWh d’électricité par an à partir du biogaz issu des déchets résiduels. Cette électricité est revendue et injectée dans le réseau public de distribution. Ces recettes représentent 9% des recettes de fonctionnement de Trifyl.

 

Logos eco organismes

Les soutiens des éco-organismes

Trifyl a contractualisé avec plusieurs éco-organismes qui soutiennent la valorisation des déchets à hauteur de 11% :
    • Les emballages recyclables, le papier et le verre avec Citeo. En savoir plus
    • Les déchets d’équipements électriques et électroniques et les lampes avec OCAD3E. En savoir plus
    • Le mobilier avec Ecomobilier. En savoir plus

Les clients

Trifyl s’occupe de la valorisation des déchets ménagers de territoires voisins, non-adhérents mais clients du syndicat : le Sydom de l’Aveyron pour les déchets résiduels, le Smictom de Lavaur pour la collecte sélective et la Communauté d’Agglomération de l’Albigeois pour les déchets résiduels et les emballages recyclables. Cette prestation représente 19% des recettes de fonctionnement de Trifyl.

Tarifs comparés

La participation des adhérents et la tarification incitative

Le reste du financement se répartit entre l’ensemble des collectivités adhérentes à Trifyl (communautés de communes, communautés d'agglomération et syndicats de collecte) et le Département du Tarn.
Depuis 2008, grâce à la déduction des ressources externes et dans un contexte législatif stable, Trifyl a pu garantir une stabilité des contributions des collectivités adhérentes et donc des contribuables. (Ce sont les communautés de communes et les syndicats de collecte qui lèvent l’impôt auprès des administrés). La part des 14 collectivités adhérentes dans le financement de Trifyl se limite donc à 35%.
Trifyl a choisi d’établir une politique tarifaire permettant de récompenser le geste de tri, en facturant aux collectivités adhérentes le traitement des emballages triés à un tarif jusqu’à cinq fois moins élevé que celui des déchets résiduels.

La cotisation des collectivités adhérentes à Trifyl se compose de :
    • la capitation (participation à l’habitant) qui permet le fonctionnement des déchèteries au bénéfice des administrés,
    • une redevance pour le transport, le transfert et le traitement des déchets résiduels. Elle est calculée en fonction des tonnages à traiter. Le tarif est également modulé en fonction de la performance du geste de tri,
    • une redevance pour le tri des papiers et emballages recyclables, basée sur les quantités triées, la qualité du geste de tri des citoyens et l’augmentation des performances. Plus on trie, mieux on trie, moins on paie ! Les collectivités qui trient plus de 60 kg d’emballages et papiers par habitant par an avec moins de 15% d’erreurs de tri paient 20 euros la tonne quand celles qui ont les moins bonnes performances (moins de 50 kg et plus de 25% d’erreurs) peuvent payer jusqu’à 70 euros la tonne.

En Vidéo

Le système des caractérisations pour établir les facturations