Le Gouvernement a annoncé le 4 septembre l'abandon du projet de consigne obligatoire pour le recyclage des bouteilles en plastique, privilégiant une approche fondée sur le volontariat et l'adaptation aux réalités territoriales. Cette décision intervient après plusieurs mois de débats et de mobilisation des collectivités locales, qui alertaient sur les conséquences d'un tel dispositif pour le service public de gestion des déchets.
Pour Trifyl, cette annonce constitue une reconnaissance du travail engagé depuis de nombreuses années par les collectivités pour développer le tri des emballages et moderniser les équipements au service des habitants.
Conforter les systèmes de tri existants
Ces dernières années, Trifyl a investi massivement pour simplifier le geste de tri, étendre les consignes à tous les emballages et moderniser son centre de tri. Sur le territoire, ces efforts ont permis de capter 11 kg supplémentaires par habitant et par an d'emballages et de papiers, tout en offrant aux usagers un dispositif clair : les emballages se trient à domicile et sont déposés dans les équipements de proximité adaptés.
L'abandon de la consigne obligatoire préserve la cohérence de cette organisation et évite la création de circuits parallèles qui auraient pu complexifier le geste de tri des habitants.
C'est également une bonne nouvelle pour le pouvoir d'achat des contribuables. Les bouteilles en plastique constituent aujourd'hui l'une des matières les mieux et les plus recyclées dans les centres de tri. Les retirer du bac de tri aurait eu de lourdes conséquences sur les coûts de collecte et de traitement, alourdissant ainsi la taxe payée par les contribuables.
« Nous saluons l'abandon de cette fausse consigne sur le plan environnemental. C'était une catastrophe ! D'autres pays européens ont vu leur consommation de plastique bondir avec cette consigne alors que l'objectif était de la réduire. Nous ne voulons pas de ça ! » a expliqué Daniel Vialelle, Président de Trifyl.
Poursuivre l'amélioration des performances
Si le projet de la consigne est aujourd'hui abandonné, l'enjeu reste entier : réduire la quantité de déchets produits et améliorer encore le recyclage des emballages.
« Cette décision reconnaît l'efficacité du travail mené par les collectivités sur le terrain. Nous allons continuer à accompagner nos adhérents et les habitants pour développer le geste de tri, réduire les déchets à la source et améliorer sans cesse la valorisation des matières collectées », indique le Président du syndicat.
Parallèlement, le syndicat continuera d'investir dans ses infrastructures afin d'augmenter les capacités de tri et de valorisation des déchets. L'évolution permanente des équipements et des procédés de traitement permet aujourd'hui de capter davantage de matières recyclables et d'améliorer leur qualité afin de contenir toujours plus les coûts de traitement des déchets.